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 Sin'Zaram, le chevalier maudit (suite)

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Valarias/Athandiar

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Date d'inscription : 22/12/2016
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MessageSujet: Sin'Zaram, le chevalier maudit (suite)   Ven 20 Jan - 23:03

[Bonjour à tous. Voici ce que devient Sin'Zaram quelques temps après son évasion de Dalaran. Je rappelle rapidement que c'est un ancien chevalier de sang et chevalier de la mort, qu'il est activement recherché par les autorités de Dalaran, et qui est devenu un redresseur de tort. Bonne lecture.]

Un vent froid passait sur la lande gelée de Norfendre. Sur un ancien tertre surplombant les terres environnantes, un elfe de sang est à genoux, tenant une lame brisée dans sa main droite et vêtu d’une armure noir bordée de rouge et abîmée par les combats. Du sang sombre coule des plaies ouvertes de l’elfe. Mais ni le froid du vent nordique, ni la douleur des blessures ne semblaient atteindre le chevalier, plongé dans ses pensées. Il se rappelait son enfance orpheline, sa formation dans l’ordre, des combats au service de celui-ci, de sa première mort, de sa déchéance… Tout sa vie défilait devant lui. Sa mort est-elle enfin venue le chercher ? Allait-il pouvoir enfin se reposer ?

Le bruit d’une botte en fer brisant le gel ramena le chevalier elfique à la réalité. Un guerrier gigantesque s’approcha. Il était vêtu d’une armure nordique et tenait une épée runique dont les runes produisaient une lueur malveillante. Arrivé devant le mourant, le chevalier de la mort posa ses yeux froids sur cet elfe qui avait massacré ses serviteurs mort-vivants.
- Tu t’es bien battu, elfe, dit-il en montrant les cadavres autour d’eux, mais ton périple s’arrête ici.
Le mort-vivant se baissa pour mettre son visage ravagé par la putréfaction en face de celui de l’elfe.
- Je me posais une question : pourquoi avez-vous trahi le Roi Liche, vous qui étaient nos frères d’armes, des chevaliers de la mort comme nous  ?
Le chevalier de la mort prit la tête de l’elfe de sang et força son visage à se tourner vers lui.
- Alors ?
Le redresseur de torts elfe afficha un sourire moqueur, un fin filet de sang coulant de sa bouche, et répondit :
- Un monstre comme toi ne peut pas comprendre ça.
Le guerrier nordique fit une grimace et se leva.
- Très bien, dans ce cas, meurs !
Le mort-vivant commença à lever sa lame. L’elfe regardait, indifférent, l’objet de sa délivrance montait. Le mort-vivant s’arrêta quand il jugea l’épée assez haute :
- Ah aussi, j’allais oublier. Mes serviteurs que tu as tué ne sont pas le seul groupe qui devait attaquer le village.
Le chevalier de la mort afficha un sourire carnassier.
- Maintenant désespères en sachant que ta mort n’aura servi à rien.
A cette nouvelle, l’elfe sentit une force monter en lui, et se jeta de rage sur le guerrier. Le chevalier de la mort, pris de court, ne put parer l’attaque et la lame brisée s’enfonça dans le ventre du guerrier dans un bruit écœurant de chair pourri. Ce dernier recula, la stupéfaction se lisant sur son visage, avant de s’écrouler raide mort sur le sol. L’elfe de sang resta debout pendant un temps devant le cadavre du chevalier de la mort, avant de tomber lui-même à terre.


L’elfe se retrouva devant une maison qui lui était familière, qui devait normalement se trouver à Âtreval. Se demandant si c’était un rêve ou si c’était réel, il s’approcha et vit une jeune elfe portant le symbole de la Croisade d’argent devant la porte, que l’ancien chevalier de sang reconnut tout de suite.
- Evy …
L’elfe de sang avait commencé à avancer, mais quelque chose l’empêcha d’avancer. Il regarda ses jambes et fut frappé d’effroi. Des mort-vivants étaient accroché à ses jambes et le bloquait. L’elfe reconnut les visages de ses frères de l’ordre morts par sa faute, mais aussi les visages des personnes qu’il avait tué du temps où il était sous l’emprise du Roi Liche. Ces derniers commençaient à gémir.
- Pourquoi nous as-tu abandonné ? Tu nous as laissé mourir. Tu n’auras jamais le droit à la rédemption. Rejoins-nous dans les ténèbres, murmurèrent les voix.
- Je ne vous ai pas abandonné. Je suis resté jusqu’au bout pour me battre. Ce n’est pas moi qui vous ai tué, répondit l’elfe blanc comme un linge.
- Arrêtes de te mentir. Tu es juste un monstre. La Lumière t’a abandonné. Tu ne peux que nous rejoindre.
L’elfe commença à s’enfoncer dans le sol et ce dernier chercha à sortir de là.
- Ce n’est pas ma faute. Laissez-moi partir. Evy …
L’ancien chevalier de sang tendit la main vers la jeune elfe, mais celle ne semblait rien voir. Soudainement la porte de la maison s’ouvrit et le chevalier de la mort, que l’elfe venait de tuer quelques instant plutôt, sortit. Celui-ci regarda l’elfe d’un sourire moqueur et leva sa lame pour l’abattre sur la jeune femme.
- Non, pas elle. Je vous en supplie … dit l’elfe, dont seule la tête sortait maintenant du sol.
La dernière vision de l’elfe fut l’épée s’abattant sur l’être le plus cher qu’il avait, et puis les ténèbres.


Le redresseur de torts elfe se réveilla en sueur au milieu de l’herbe gelée de la lande et essaya de se lever, mais la douleur l’empêcha de se mettre debout. L’elfe regarda autour de lui et vit le cadavre du guerrier nordique. Ce dernier se sentit soulagé, puis un sourire nostalgique apparut sur son visage. C’était pathétique, lui qui avait abandonné tout jusqu’à son propre nom n’arrivait toujours pas à se séparer de son passé. Le chevalier eut un frisson en se rappelant son rêve. L’appel naturel du sang caractérisant les ténébrants comme lui avait été plus fort cette fois-ci. L’elfe regarda ses blessures qui semblaient s’être refermées grâce à la magie du sang qu’il avait instinctivement lancé sur son corps. La mort paraissait ne pas encore vouloir de lui. Le chevalier soupira et commença à se traîner douloureusement vers le corps du guerrier mort-vivant. Il devait rapidement récupérer une nouvelle armure et arme. Avec un peu de chance, il pouvait encore arrêter l’autre groupe de pillards mort-vivants. Arrivé à côté du cadavre, l’elfe commença à enlever son ancienne armure pour enfiler celle de son ennemi.
- L’odeur de putréfaction me permettra de m’approcher de l’ennemi sans que celui-ci le sache, se disait intérieurement l’elfe.
Au moment où il arriva aux gantelets, le chevalier hésita, comme s’il voulait garder un dernier souvenir de ses origines pour éviter de devenir un monstre comme celui qu’il avait abattu. Gardant finalement les gantelets de l’ordre, l’elfe vêtit rapidement l’armure du mort, puis prit la lame runique. Se servant de cette dernière comme appui, il se leva et siffla un air triste. Celui-ci reçut au bout de quelques minutes une réponse sous la forme d’un cri strident. Un phénix sombre arriva et l’elfe monta sur la selle de celui-ci. Il s’envola ensuite vers la fumée montant qu’on pouvait voir poindre au loin.


Lucie était enfermée dans le placard, tremblante de peur. Dix minutes avant, son père était apparu dans leur salle à manger couvert de sueur et avait dit à Lucie et à sa grande sœur de se cacher. Cette dernière n’avait pas compris jusqu’à que des cris se fassent entendre et qu’un être difforme apparaisse dans la pièce, après que Lucie se soit cachée. Ce monstre ressemblait à un humain auquel on aurait enlevé la peau. Son œil droit pendouillant semblait bouger comme s’il avait une vie propre. La créature commença à renifler un peu partout, traînant sur le sol des doigts ressemblant à des serres. Celui-ci se rapprocha d’abord du placard où était cachée Lucie. Une odeur fétide arriva aux narines de Lucie et elle dut se retenir de vomir. Le mort-vivant repartit vers le coffre où était caché la grande sœur de Lucie. La petite fille retenut son souffle, priant que le monstre ne remarque pas sa sœur. La créature renifla le coffre avec ce qui restait de son nez et se mit ensuite à sauter en poussant des petits cris déformés par sa gorge ravagée par les vers. Un guerrier couvert d’une armure noir entra dans la pièce, et regarda le monstre sautant comme un petit fou sur le coffre. Le guerrier grogna et poussa la créature avant d’ouvrir le coffre pour sortir la grande sœur de Lucie. Cette dernière se débattait de toutes ses forces pendant que l’homme l’emmenait dehors. La petite fille put voir dans l’embrasure de la porte menant vers l’extérieur le village en train de brûler et des gens courir poursuivis par des monstres de toutes formes. Le guerrier jeta la sœur de Lucie dehors, puis dégaina sa hache pour la tuer.
La petite de sept ans et demi, n’écoutant que son courage, se jeta alors dehors et s’accrocha au guerrier pour l’empêcher vainement de tuer sa sœur. Le pillard, voyant ça, grogna et jeta la petite fille contre le mur extérieur de la maison. Cette dernière, encore un peu sonnée par le coup, ferma les yeux, après avoir vu la hache se lever lentement pour achever sa sœur. Se recroquevillant sur elle-même, Lucie attendait le son de la lame tranchant la chair, mais le seul bruit qu’elle entendit fut un gargouillement ignoble. Se décidant enfin à regarder, la petite fille trembla de fascination et d’effroi par le spectacle. Un chevalier elfe de sang, portant une ancienne armure qui ressemblait à celle des pillards à part les gantelets noir et rouge, avait embroché le guerrier, qui commençait à cracher du sang. D’un geste fluide, le sombre paladin sortit sa lame, qui luisait joyeusement à la vue du sang qu’elle allait verser, et acheva le mort-vivant, avant de combattre le reste des pillards. Lucie resta figée devant la danse des lames que le redresseur de torts exécutait au milieu des monstres, tranchant chair et os avec une facilité déconcertante.
Pendant que la jeune fille regardait cette scène fascinante, une main griffue se posa sur son épaule. Lucie se retourna et resta figée d’horreur avant de pousser un cri, en voyant la créature qui avait fouillé sa maison et qui se penchait vers elle avec un ricanement sinistre. Celui-ci s’arrêta et une grimace de douleur apparut sur son visage, avant de s’écrouler sur le sol, transpercé de part en part par une lance rouge, qui se dirigea ensuite vers le chevalier pour disparaître dans sa main. Le sombre paladin marcha vers la petite fille, puis s’abaissa en posant la main sur la tête de Lucie :
- Tu vas bien ? Dit-il d’un voix douce, mais teintée d’une tristesse profonde.
La petite fille, intimidée par l’aspect terrifiant du chevalier couvert du sang des pillards, secoua faiblement la tête en signe d’approbation. Soudain un caillou toucha la tête du paladin.
- Ne touchez pas à Lucie, cria la grande sœur de la petite fille, tremblante de peur face à ce chevalier qui avait massacré les pillards.
Le paladin regarda la fille, puis se tourna de nouveau sur Lucie. La petite fille crut voir un sourire triste dans la fente du casque.
- Tu es courageuse pour ton âge, dit-il à Lucie, deviens plus forte pour protéger ta famille maintenant. C’est la chose la plus précieuse que tu as.
Le redresseur de torts se leva et commença à partir, tandis que les villageois survivants se rassemblaient autour de lui, l’accusant du malheur qui était tombé sur le village et lui lançant des pierres. Lucie, ne comprenant pas la réaction des adultes et voulant remercier son sauveur, courut pour chercher chez elle une fleur qu’elle avait cueilli quelques temps avant l’attaque des pillards, et arrêta le chevalier à la sortie du village en s’accrochant à sa cape noire et rouge. Ce dernier se retourna, ne semblant pas comprendre pourquoi cette petite fille s’accrochait à lui. Essoufflée, Lucie attendit un moment, le temps de reprendre son souffle, et tendit la fleur au redresseur de torts elfe en disant avec son plus beau sourire :
- Merci d’avoir sauvé mon village.
Le sombre paladin resta un moment figé avant de prendre la fleur pour la mettre sur son armure. Tout d’un coup, un cri attira l’attention de la petite fille :
- Lucie !
Les parents de la jeune fille l’enlacèrent, sa mère pleurant de joie de la voir en vie. Lucie se retourna et vit que le chevalier renégat avait disparu, laissant derrière lui une simple phrase à la jeune fille :

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